Archéologie contemporaine et le mystère d’Hochelaga

Un groupe de Marche Santé, curieux d’apprendre sur des recherches archéologiques locales, se sont rencontrés au Métro de Verdun dimanche passé pour ensuite se rendre au Quai 5160, bel édifice vitré de la Maison de la Culture Verdun, situé proche du fleuve.
Le but de cette sortie était d’assister à la conférence donnée par le Professeur/archéologue Christian Gates St-Pierre sur les fouilles archéologiques locales et sur les recherches scientifiques pour retrouver l’emplacement exact du village Hochelaga sur l’île de Montréal. Quelle conférence fascinante. Nous en avons appris beaucoup quoiqu’historiquement on en sait très peu sur les peuples iroquoiens vieux de 12 000 ans.
Vers la fin du 16 ième siècle ces Iroquoiens disparaissent mystérieusement de la vallée du Saint Laurent. Sont-ils les ancêtres des Hurons-Wendat, des Mohawks et d’autres nations autochtones? À ce jour les chercheurs n’ont pas pu élucider cette question. Qui étaient-ils? C’était une société matrilinéaire qui vivait dans un groupe de maisons longues entourés de palissades. Horticulteurs et semi-sédentaires, ils cultivaient les 3 sœurs (haricots grimpants, maïs, courge), le tabac et le tournesol, outre la chasse et la pêche. Pour empêcher l’appauvrissement du sol, ils déménageaient leur village vers d’autres zones fertiles. Il est donc difficile de localiser précisément le village Hochelaga à l’arrivée de Jacques Cartier sur l’île de Montréal. Dans ses écrits, Cartier dépeint en détail la bourgade mais ne spécifie pas son emplacement exact
Notre conférencier nous a donc présenté plusieurs hypothèses de sites selon des fouilles effectués à plusieurs endroits sur l’île. Malheureusement, les vestiges retrouvés tels que foyers préhistoriques, maïs calcinés, outils, pipes, tessons de poteries, ossements humains ne sont pas des indices prouvés de l’emplacement du village Hochelaga. Parmi les hypothèses formulées, il y a le site Dawson proche des rues Peel et Sherbrooke, le flanc nord de la montagne, du côté d’Outremont, le vallon entre les deux principaux sommets du mont Royal, etc.
En concluant, notre conférencier nous informe que les recherches se poursuivent et qu’il travaille en collaboration proche avec des membres de la communauté Mohawk de
Kahnawa:ke pour développer un lien entre le passé et le présent sur le territoire ancestral autochtone de Montréal.
Après cette conférence si intéressante, nous avons achevé cette belle sortie à Première Moisson. Merci à Susan pour nous avoir amenés à la conférence. Pour en savoir plus sur cette conférence, rendez-vous au site https://www.erudit.org/fr/revues/cd/2017-n130-
cd03250/86746ac.pdf




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