DE LA MONTAGNE AU FLEUVE
- Julienne Boudreau
- il y a 5 jours
- 2 min de lecture

Jeudi le 13 novembre, notre groupe de marcheuses et un marcheur s’est retrouvé au métro Peel pour effectuer le parcours urbain « Nos récits, notre voie : parcours Peel », à partir de l’avenue des Pins jusqu’à la rue Smith, d’une distance de 2.5 kms.

Nous avons emprunté la rue McTavish jusqu’au début du trajet, qui compte 11 stations de 2 sculptures sphériques en bronze soulignant la présence des peuples iroquois sur l’île de Montréal et la venue des explorateurs européens. Elles sont regroupées par thèmes et évoquent des aspects de la culture autochtone et allochtone. Contrairement aux œuvres exposées dans des musées, on peut les toucher et même s’asseoir sur les sphères.

Ces œuvres ont été réalisées par MC Snow, artiste mohawk et l’artiste montréalaise Kyra Revenko, en 2023. Le conseil de bande de Kahnawa :ke, des membres de cette communauté mohawk, des archéologues et des représentants de la Ville de Montréal ont collaboré à la réalisation de ce projet. D’autres partenaires y ont également apporté leur contribution, notamment le ministère de la Culture et des Communications, la fonderie Atelier du Bronze, Portrait sonore et Yandata.

La découverte d’un village iroquois datant du 14ème siècle a été à l’origine de ce projet, lors de fouilles archéologiques sur la rue Sherbrooke et Peel de 2016 et 2019. Des grilles en fonte servant de protection aux arbres reprennent un des motifs qui figurent sur les poteries trouvées lors de ces fouilles. On les retrouve tout au long du trajet sur la rue Peel.

Les poteries, fabriquées par les femmes, étaient détruites et laissées sur place, lors des déplacements. Notre guide Vivien nous a communiqué des informations pertinentes et intéressantes concernant les thèmes de quelques dyades.

Parmi les sujets dépeints sur les sculptures, on retrouve à la station 11: La création (Croyances et spiritualité). Les dessins de la sculpture autochtone représentent le lien des personnes avec la nature alors que l’allochtone représente les lieux de rassemblements, ce qui a trait à la religion chrétienne. Il en va de même pour chacune des dyades, instaurant un dialogue entre autochtones et allochtones.

Malheureusement, il y avait un peu de neige sur la plupart des sphères de sorte que parfois il devenait difficile de bien identifier les dessins sur les sculptures. Peut-être à refaire à la belle saison?

Après cette marche instructive et vivifiante, nous avons dégusté une boisson chaude au café sympathique La Bête à pain, sur la rue Murray.
Pour en apprendre davantage, poursuivre la réflexion, il existe une application gratuite,
Portrait sonore, sur Google Play ou Apple Store, qui permet d’écouter des textes en relation avec les sculptures.
Le lien suivant contient des photos ainsi que des descriptions des dessins sur ces sculptures:




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