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Musée de la police


Nous étions 17 participant.e.s à la visite du Musée de la police, situé sur la rue St-Urbain, face à la Maison symphonique. 



On nous a remis un badge de visiteur et notre guide Jean-Marc De Nobile nous a réuni.e.s dans une salle où il a passé plus d’une heure à dresser l’historique du service de police de la ville de Montréal, pimenté de multiples anecdotes, remontant jusqu’à 1815 où deux guets veillaient au marché public dans le Vieux-Port, du coucher au lever du soleil.



C’est en 1843 que l’autorisation est accordée pour former le premier corps policier, composé de 60 effectifs d’hommes costauds, en santé.  Il y avait de nombreuses bagarres. En 1864, Guillaume Lamothe, chef de la police, congédie les policiers en poste et embauche sous d’autres critères.  Ils utilisent des bâtons. Il y avait de l’itinérance, de la fraude, des vols dans les magasins. De nos jours, l’embauche est proportionnelle à la forme physique.


Les communications se font par télégraphes en 1870. En 1884, Bell permet de communiquer avec la police.  Il y a des boîtes de rue, en 1893 et en 1913, un poteau qui est activé par clignotement la nuit et une cloche de jour.  En 1924, installation des premiers feux de circulation à quelques intersections.  Les autos-patrouilles sont munies de radio au début des années 1930.



Il a fallu attendre jusqu’en 1899 pour que les policiers soient armés. Il y avait 50 armes pour 200 policiers. Autour de 1912-13, il y avait 4000 autos à Montréal et aucune pour les policiers. On fait l’achat de 5 camionnettes avec chauffeur, car les permis de conduire étaient rares.  Les conducteurs devaient avoir des notions de mécanique.  Il y avait de nombreux vols d’auto.  Durant les années 1910, achat de 2 motos avec side-car.  De 1959 à 1984, des ambulances station-wagon circulaient sur la voie publique et conduisaient les blessés à l’hôpital.



En 1918, embauche de femmes mais à la fin de la guerre, elles sont retournées aux fourneaux.  Durant la 2e guerre, ce sont les cadets qui suppléent au manque de policiers à 1/5 du salaire.



En 1945, création de la section Criminalité juvénile. Des femmes sont entraînées pendant 3 ans.  Elles ont une meilleure approche auprès des jeunes.  Des policiers s’impliquent volontairement.



En 1967, 2 femmes ont des postes de directrice, mais elles n’ont pas le droit de donner d’ordres aux hommes.  C’est aussi l’instauration des constables dans le métro et l’implication des policiers à pied. Suite aux manifestations de 1970, on a créé un service de démantèlement de bombes.



En 1995, des postes de quartiers ont été créés, de plus petits postes de proximité pour résolution de problèmes, mais depuis quelques années, retour vers des postes un peu plus gros.


À ce jour, le nombre de policiers se situe autour de 4500.  Il y a un profil de 3 ans de collège et 4 mois d’école de police.


C’est un domaine en constante adaptation pour faire face à de nouveaux défis.



Nous sommes ensuite montés aux différents étages où se trouve une multitude de photos de policiers, de postes de différents quartiers et des photos de l’escouade canine, des policiers de la cavalerie qui parcouraient le Mont-Royal et le parc Lafontaine.  


Des artefacts de toute nature illustrent diverses périodes et des mannequins sont vêtus d’uniformes portés par les policiers au fil des années et des saisons, selon le grade, hommes et femmes.



Nous avons vu plusieurs modèles de radios de communication jusqu’aux ordinateurs utilisés de nos jours et qui permettent une information variée et à jour. À un des étages, nous avons pu apercevoir à travers une vitre la salle du quartier général des événements majeurs.


Ce résumé est un survol rapide de toute l’information qui nous a été fournie par Jean-Marc et son collègue François, deux policiers à la retraite. Merci pour leur générosité et leur immense passion.



Merci à Diane pour l’organisation de cette superbe visite d’un lieu inconnu de la plupart d’entre nous

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