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  • Lucie

Notre promenade dans le Quartier juif



Belle rencontre en ce jeudi 14 mars 2024.

Nous étions 18 marcheurs.

Notre charmante guide Mélanie, passionnée par son sujet sur les débuts du quartier juif de Montréal nous a fait découvrir un pan de l’histoire de Montréal que nous connaissions moins. 

Ce fut très intéressant.


Le quartier juif de Montréal, quartier ouvrier, se situe autour du boulevard Saint-Laurent, sur le Plateau Mont-Royal. En 1900 il y avait environ 7,000 juifs à Montréal et en 1930 ils étaient déjà 55,000. C’était la plus grande concentration de Juifs du Canada.



Dans les années 30 le yiddish était la troisième langue parlée à Montréal après l’anglais et le français, ses racines se situeraient en Allemagne. Beaucoup de Juifs venaient de l’Europe de l’est.


Montréal à cette époque était le principal centre de la confection de vêtements du Canada. 

Les immigrants juifs y travaillaient pour la plupart, étant pratiquement la seule opportunité de travail en arrivant à Montréal, leurs métiers et compétences n’étant pas reconnus.

La guide nous a présenté plusieurs édifices construits expressément pour la confection de vêtements, dans lesquelles les femmes étaient représentées à 80 %. Les hommes tailleurs et presseurs et les femmes couturières.



En 1937 une grève éclata, appelées (la grève des midinettes) ou 5,000 femmes débrayèrent durant trois semaines, des femmes canadiennes françaises et juives avec une organisatrice comme Léa Roback qui a contribué à la syndicalisation de ces femmes.

Les conditions de travail s’améliorèrent et les heures de travail passèrent ainsi de 66 heures par semaines à 44 heures.


Dans les années 30 plusieurs milliers d’immigrants vivaient à Montréal avec des allégeances communistes socialistes bolchevistes et même anarchistes, ce qui a poussé Duplessis en 37 à instaurer la « loi du cadenas » ainsi appelée parce qu’elle permettait au procureur de fermer ou cadenasser toute maison ou édifice utilisés pour la propagande communiste et autres.  Duplessis voulait mettre un frein aux activités communistes. Plusieurs édifices du quartier en ont fait les frais. Cette loi a perduré jusqu’en 57.



On nous a présenté la dernière synagogue encore active Beth Schloïme au coin des rues Clark et Bagg.  On reconnait les synagogues à leur grande fenêtre ronde dans laquelle on peut y voir l’étoile de David ainsi qu’une plaque inscrite en yiddish.



Nous avons longé le parc Jeanne Mance en ce bel après-midi ensoleillé et vu la maison « Projet Casa » dédiée pour l’accouchement des filles-mères?




Nous avons aussi vu dans le quartier la maison de Léonard Cohen.




Sur l’avenue de l’Esplanade nous sommes passés devant le Chaînon et devant l’atelier du sculpteur Armand Vaillancourt (avec vue imprenable sur le Mont-Royal), qui était une ancienne synagogue où les enfants juifs qui allaient à l’école protestante (n’étant pas acceptés dans les écoles catholiques) se rendaient après la classe pour y apprendre la culture juive et le yiddish.



Après la deuxième guerre mondiale Montréal a été la troisième ville après New-York et Israël à accueillir les survivants juifs.


La rencontre s’est terminée dans un parc de l’avenue Mont-Royal face à la première bibliothèque juive inaugurée en 53 et dans cette même bâtisse on retrouve également les locaux de la compagnie de notre fameuse danseuse Marie Chouinard.



Après un bon café et une petite jasette dans un café de l’avenue Mont-Royal nous nous en retournâmes chacun chez nous, heureux et plus instruits…

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