Sortie à l’île St-Bernard
- Lorraine Daigle
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture

Nous étions un groupe de dix-sept personnes à nous retrouver au terminus Angrignon afin de nous rendre en covoiturage à la réserve faunique Marguerite-D’Youville, située sur l’île Saint-Bernard.

À notre arrivée, nous avons eu l’agréable surprise de constater que notre guide était la même qu’il y a deux ans : Martine, surnommée « Gazouille ». Passionnée et excellente imitatrice, elle nous a fait découvrir la richesse ornithologique de la réserve.

Nous avons observé plusieurs espèces d’oiseaux, dont le Merle d’Amérique, que l’on aperçoit souvent au sol, la Paruline jaune avec son célèbre chant « huit, huit, huit », le Moqueur chat dont le cri rappelle un miaulement, ainsi que la Sittelle à poitrine blanche, dont le chant ressemble à un ricanement.

Nous avons également vu des Carouges à épaulettes, dont les mâles entretiennent généralement un harem de plusieurs femelles, des Bruants chanteurs, des Pics flamboyants, des Pics mineurs, des Mésanges, des Viréos, des Cardinaux et des Martinets ramoneurs. Cette dernière espèce a failli disparaître en raison de la diminution du nombre de cheminées, son habitat de prédilection. Heureusement, des solutions de remplacement ont été mises en place pour favoriser sa survie.
Martine imitait fidèlement le chant de tous ces oiseaux et nous a rappelé l’importance de ne pas utiliser les sons enregistrés sur nos téléphones pour les attirer, afin de ne pas perturber leur comportement naturel.

Nous avons aussi observé de magnifiques Grandes Aigrettes. Des nichoirs ont été installés pour le Canard branchu, une espèce qui perdait progressivement son habitat. En hiver, ces mêmes nichoirs sont parfois occupés par le Petit-Duc maculé.
Tout au long de l’été, diverses mesures sont mises en place pour réduire le nourrissage de la faune et favoriser une cohabitation plus harmonieuse entre les humains et les animaux. Cette démarche vise notamment à limiter certains comportements agressifs observés chez plusieurs espèces. Elle pourrait également contribuer à réduire la présence des Quiscales, réputés pour piller les nids d’autres oiseaux. De plus, afin de contrôler la population de Bernaches du Canada, dont certaines peuvent se montrer agressives, les œufs sont huilés.
Nous avons également eu la chance d’apercevoir un Cerf de Virginie. Des exoclos ont été aménagés afin d'empêcher les cerfs de Virginie d’accéder au verger. Nous avons aussi observé un raton laveur et entendu son cri. Pour protéger les œufs de tortues, très prisés par les ratons laveur, des cages de protection ont été installées. Quant aux castors, ils sont parfois retirés du site puisqu’un seul individu peut abattre jusqu’à deux cents arbres par année. Selon notre guide, les moineaux, les pigeons et les étourneaux ont été introduits en Amérique du Nord à partir de l’Europe.

Après cette belle randonnée, accompagnée de moustiques et de nombreuses semences accrochées à nos vêtements, nous avons dîné à l’extérieur. Pour terminer cette magnifique journée, nous nous sommes promenés sur le site où se trouve l’Hôtel Manoir d’Youville. De là, nous avons profité d’une superbe vue sur la rivière Châteauguay, bordée de chaises et de balançoires invitant à la détente. On y trouve également l’ancien moulin à vent de l’île Saint-Bernard, le cimetière des Sœurs Grises ainsi qu’un vaste verger biologique.
Merci Francine pour cette belle sortie.




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